J’ai pris ces photos parce que j’ai voulu participer au concours de photo-reportage organisé par Paris Match. Le but était de raconter une histoire au travers de différents clichés pour les amateurs de photographie. J’avais du mal à me décider sur le sujet de photographie que je voulais faire. J’avais le choix entre 2 ou 3 sujets, mais finalement, j’ai créé un photo-reportage sur la pollution du littoral par l’excès de Sargasses.
Pour les amoureux de photos de paysages aux couleurs vives, je vous invite à le consulter, il s’appelle « Le Paysage Soufre » (C’est un petit jeu de mot, fourbe comme je les aime) parce que la couleur de la sargasse quand elle se décompose devient rousse, comme la couleur du soufre en grande quantité, mais également parce le paysage souffre à cause de cette forme de pollution.
Arrêt de bus Colin, Petit-Bourg, mars 2019
J’ai donc demandé à ces dames si je pouvais les prendre en photo, dans cet abri de bus, qui est selon moi charmant avec ce bois de belle couleur. Elles ont accepté quand je leur ai expliqué mon projet de photo-reportage. C’est assez facilement qu’elles m’ont confié que c’était une réelle galère de se déplacer sans voiture sur l’île. Les bus passent de manière irrégulière et peu fréquente. Il n’existe pas de réseau commun à toute l’île, il y a le plus grand réseau, Karulis qui dessert la Grande-Terre.
Or, ici, en Basse-Terre, il faut parfois toute une après-midi pour se rendre d’un endroit à l’autre en sollicitant le réseau de « minibus » mis en place. Alors, pourquoi est-ce qu’il n’y a toujours pas de réseaux de transport en commun ?
Voici ce qu’elles me racontaient :
« C’est une affaire politique ! Les collectivités et l’Etat préfère faire affaire avec les concessionnaires de voiture, au lieu de subventionner des transports en commun. Ils préfèrent que les Guadeloupéens achètent des voitures neuves en passant par un prêt, ou un crédit, c’est beaucoup plus rentable pour eux ! Vous vous compte ? C’est terrible pour les jeunes actifs fraîchement diplômés (je connais leur situation c’est celle de mon fils, de mes neveux !), qui débutent leur vie endettés jusqu’au cou pour pouvoir aller travailler! «
Ces femmes ont du couper court à la discussion à l’arrivée du minibus qu’elles attendent depuis plus d’une heure, le regard au loin pour le guetter. Le précédent n’était pas passé, m’ont-elles dit. Puis elles sont montées à bord de ce véhicule 9 places.
Un système de co-voiturage en Guadeloupe serait-il envisageable ? La réponse du point de vue d’un Guadeloupéen.







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